pensées

09 septembre 2009

A neuf heures 9

En ce 9/9/9, je voulais quelque chose de neuf. Quelque chose de courbé comme ces chiffres, le dos plein, en attente...
La pages blanches.. Internet. Je regardais un peu fiévreusement les noms des rues du neuvième arrondissement... Rue du Delta. Ce nom de rue me plaisait bien, il promettait une fourche, une jonction, deux canaux qui s'entrelaceraient... Le numéro? Neuf, bien entendu...

De nature joueuse, je poussai le jeu de ma recherche un peu plus loin... Le nom de famille devait comporter neuf lettres et bien évidemment, je choisissais un numéro de téléphone commençant par neuf...
Au bout de la troisième sonnerie, on décrocha.
Soulagement, voix d'homme.
"Bonjour, Vous êtes seul ? '' Ma voix était affolante de sensualité. Ainsi je le voulais.
''heu... Oui, pourquoi ?'' Voix d'homme, un peu rauque, mais l'ensemble s'annonçait mature.
''Je vous suis depuis 9 jours... J'ai terriblement envie de vous... Me lover sous votre corps...'' Je laissais l'air trainer dans ma gorge, pour mieux accentuer le désir... Même si cet homme ne  savait pas que les 9 jours n'était qu'un pur fantasme de neuf.

Il ne répondait pas. Je continuais.
'' Je veux vivre une rencontre avec vous... Ce soir 9 heures 9. Devant chez vous... Quel étage ?
'' Heu... Vous m'embarrassez... C'est une blague ?...
L'air de ma bouche se fit un peu plus bruyant... Je le laissais caresser ma langue soudainement plus humide, plus offerte... Il répondit:
'' Je ne sais que dire... Venez... Le digicode est le 9878B, au fond de la cour.. 2ème étage.
- Très bien, cela me laissera à peine le temps de laisser perler une fine goutte de sueur sous mon aisselle... Vous la lècherez ?
- Je ferais ce que vous voudrez...
Je sentais qu'il était sérieux et un peu affolé... Je sentais, au ton de son émotion, le neuf courbé de son entrejambe... Tendu sous son pantalon de toile...

Je me préparais... Et sortais de chez moi. J'avais 29 minutes.

A neuf heures neuf, je pénétrais dans la cour... Je montais rapidement les deux étages pour laisser perler la goutte de sueur le temps de frapper à la porte...

La porte était entr'ouverte, ainsi mes désirs... J'avançai, j'eus à peine le temps de reconnaître un couloir que je sentis deux mains venant de derrière, se plaquer sur mes deux yeux.. Un grand corps me plaqua au mur. Il me pressait bien en mon delta...

'' Je vous attendais, très chère numéros neufs....''
Il allongea mes  bras au mur, en haut. Je sentais mon tee-shirt transparent rouler au-dessus de mes seins... Une langue vint vibrer sous une aisselle... humide.. langoureuse et pleine.. et puis l'autre...

J'écartai les jambes, je voulais honorer le nom de la rue.

''Venez en moi... Je veux sentir 9 coups, 9 caresses, 9 touchers, 9 secousses, 9 picottements, neuf fois tout ce que vous voudrez...
- Pour les coups, disons que ce sera un multiple de neuf...
Je souriais. Il avait de l'humour, de l'intelligence...
Je me détendais et écartai un peu plus. J'avais prévu une courte jupe, facile à remonter, sans bas, sans culotte.

Il me cambra un peu.
'' Je vais faire le neuf sur toi ma belle...
je sentis une caresse venir doucement envelopper mon delta... elle allait et venait... Je ne comptais pas mais quand elle ralentit encore plus jusqu'à s'arrêter, je devinais qu'il y en avait eut 9...

Un doigt vint poindre sur mon clitoris
'' Neuf tours, ma douce....
Il était léger... je me faisais très docile, très plongeante, je sentais perler entre mes jambes
'' et maintenant, allons voir au fond... dans tes étages chauds, ma mouillée...

Un doigt s'aventura en moi, doucement, avidement, longtemps, tout en longueur... en vas-et-viens... très progressivement intolérables...

'' et maintenant, nous allons faire une nouvelle série avec deux doigts, ma vibrante...''
Je sentais les deux doigts devenir plus fermes, plus rapides.. Tout était glissant désormais en moi, je le devinais...

Quand il eut terminé, il en glissa un troisième...
'' Ma dégoulinante, tu aimes ça je vois...

Ses doigts étaient longs et pénétrants, ils remplissaient mon antre suavement. Ma tête bourdonnait, je ne savais plus que penser, seul le plaisir se mêlait à mon unique acte de femme offerte.

"Et voilà mon quatrième, belle gémissante...
Sa main plongeait, poignante, entremetteuse, rapide. Je haletais, je voulais qu'il me dévore, qu'il me consume, entièrement...
Je sentis soudainement ses doigts, quels doigts?, palper toute mon entrejambe, écarter le lèvres, aller, venir.. mon orifice s'aggrandissait dans une mouvance de désirs et de gémissements trempés...

''Tu la veux? belle enfant, la voilà...''
Il plongea sa main, je sentais un grand plomb m'envahir toute entière, mon émoi était à l'apogée...
'' 5...., 6, ....'' je glissai sur le sol, totalement hors de moi, cambrée à l'extrême. Je me mis à crier des oui, des hums, des 'c'est bon'... Je n'étais plus sur terre mais bien sur une planète à fantasmes lubriques et désordonnés, mon corps devait faire plus de 40 degrés...
''et de... 9...''
Je poussai un large cri; une convulsion assassine me prit tout le corps dans une expression de jouissance infinie. Je m'effondrai doucement, soutenue à la nuque par sa main...

Nous nous embrassâmes longtemps et langoureusement. Nous laissions jouer nos langues seules, je goutais l'après joie, l'après jouissance, heureuse et comblée.

Quand je passai la porte pour partir, je luis souris.
''J'ai votre numéro, cher habitant du neuvième...
- J'espère bien, ma belle, vous me rendez la pareille quand votre date sera propice...''
Il me sourit d'un air grâcieux et enjoleur.

Je me disais que je le reverrais très bientôt... Il faut toujours entretenir ce qui est neuf.







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08 septembre 2009

regard

me suis assise en face toi. bondé le métro. tes yeux se sont abaissés. Vers ma jupe.
entrouverte.
Je te regardais.
Tes yeux étaient collés.
Collés.
J'ai écarté..

Juste un peu. Pour voir.

Tu restais happé.

J'ai attendu que tu lèves les yeux vers moi.
Alors, j'ai montré ma langue, doucement, juste ce qu'il faut, entre les lèvres.
Et j'ai écarté un tout petit peu plus.

Quand je suis sortie du métro, tu me suivais...

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25 juillet 2009

Interlude

Je me suis retrouvée assise à côté d'elle, sur un canapé moelleux, dans un bar d'hôtel, intime.
J'ai doucement posé ma main sur sa cuisse en regardant ses yeux d'un noir profond. Je pressentais un beau corps, des poils, une peau mat...
Elle répondit à mon regard très docilement et je l'embrassai.
Nous nous sommes retrouvées chez elle, un petit studio haut perché.
Je lui ai demandé de se déshabiller, chose qu'elle a faite, immédiatement, très tranquillement. Une fois étendue sur son canapé, je lui ai écarté ses longues jambes et je me suis mise à lécher doucement ses lèvres en entier, à les titiller avec ma bouche et à enfoncer mon langue aussi profond que je pouvais.
Elle gémissait. Je n'ai pas mis longtemps à la faire jouir. A mon tour, j'ai remonté ma jupe, enlevé ma culotte et écarté mes jambes. Je n'en pouvais plus. je me suis mise à califourchon sur sa tête et l'ai provoquée avec ma chatte en chaleur. Elle ne pouvait que sortir sa langue, et me donner de grands coups de visage et de salive. Humm, que c'était bon.
Je l'ai laissée seule dansson studio. Je venais de passer un très bon moment.

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